Affichage des articles dont le libellé est critique de série. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est critique de série. Afficher tous les articles

vendredi 24 janvier 2014

Girls


Un peu comme ça.
Hum...

Je cherche petit à petit mes mots, parce que j'ai ce sourire soudé sur mes têtes, et des fourmis dans la lêvre. Ou l'inverse.



Vous le connaissez ce sourire benêt.
Je suis amoureux.



Ce n'est pas ce que vous croyez. Ma relation la plus torride en ce moment est un coussin serti de motifs assez sympa que j'appelle Tom. Ne me jugez pas, je traverse une phase difficile.

Je suis tombé amoureux...d'une série. Oui, j'ai trompé coussin Tom, je sais, je suis une trainée, mais mettons mes histoires d'adultère de côté.



Alors, Girls. 

Girls est une série écrite par Lena Dunham, qui n'a que vingt-sept ans, mais est déjà la femme la plus stylée que je connaisse. 

La série traite de la vie de Hannah, jeune New-Yorkaise complètement obsédé par tous les déboires qu'elle rencontre, ainsi que de celle de son entourage d'amis, avec chacun leur caractère et leurs défauts. Je sais que ce que je viens d'écrire fait penser à Sex in the City. 
Je fais part de cette comparaison un peu au hasard, toute information à propos de ladite série étant caché dans un endroit de mon cerveau, gardé par des petits monstres, où je fourre tout souvenir que j'aimerais bien pouvoir oublier le plus vite possible. Imaginez Alcatraz, mais à la place des détenus, il y a Amazing Spideman, Smallville, Tron 2, et d'autres joyeux lurons.

Je m'égare.



Ce qui me frappe dans Girls, c'est la crédibilité des personnages, ce qui pour moi est un énorme plus, surtout si les personnages évoluent dans ce qui peut paraitre au premier abord comme une comédie romantique.
Mais c'est là où la série vous met le grappin dessus. Je pensais essayer deux trois épisodes d'une banale série conventionelle, mais il s'agissait d'un subterfuge habile.

Je suis maintenant accro. Mon nom est Jules Carter, et je suis Girls-aholic.

Regarde pas tout de suite,
je crois qu'un rat pousse sur
ta tête.
Les héros, ou plutôt les héroïnes, parce que, soyons honnêtes, elles sont tellement incroyablement bien écrites et jouée, qu'elles méritent que je fasse une entorse à la langue française et englober tout le casting avec un "elles" retentissant.
Non pas que le casting masculin soit un tant soit peu moins génial.

Je parle de ce point avec autant de véhémence parce que j'entretiens une relation assez ambigüe avec l'humour. Je suis quelqu'un de très difficile, et je sais que ça peut sembler assez bête, étant donné que je me tente des fois à essayer d'être drôle, sans énormément de succès, mais que voulez-vous, Sinclair n'a pas le monopole du jugement déplacé.



Toujours est-il que j'aime l'humour, j'en consome autant que je peux, et avec aucune modération.
Oui, j'aime vivre dangereusement.

C'est à peu prèt la tête que que je fais
à chaque nouvel épisode.
Cependant, je suis avare de rire, ce qui ne veut pas dire que je ne trouve rien de drôle, au contraire, mais Girls pour moi est comme...comme un fou rire que vous avez avec vos amis, comme un passant avec qui vous échangez un ricanement quand un automobiliste s'est arrêté sur le passage piéton et que vous lui offrez votre plus beau doigt pour le remercier, comme une blague racontée par une femme qui vous attire.

Je suis conscient que ce que je viens de dire peut être assez confu pour les personnes qui ne vivent pas dans ma tête, et non, je ne vous en veux pas, ce n'est pas donné à tout le monde.


Je veux dire, ce que j'aime dans la vie c'est le naturel. J'aime les gens naturels, même caractériels, tout comme j'aime cette série, parce qu'elle est naturelle. Est-elle parfaite ? Non. Mais quand vous êtes amoureux de quelqu'un, la trouvez vous parfaite ? Avant de dire oui, réfléchissez vraiment.

Yes, I'm talking to you.
Le naturel se retrouve partout, et ce même dans l'humour. Rare sont les séries comiques qui ne vous tiennent pas par la main pour vous montrer que ce gag est drôle, que celui là aussi, et quel que soit le nombre de fois où il apparaitra, il le sera toujours autant.
Certaines séries sont tellement peu sûre de leur humour qu'elles vous disent tout simplement explicitement où rire.



  Les situations sont drôle, parce qu'elles sont mise en scène par des gens drôle, produite par des personnes drôles, joué par des acteurs drôles, et écrite par des écrivains drôles, avec des vrais morceaux de réalisme dedans.
Les femmes ressemblent à des vraies femmes, et les hommes à des vrais hommes, et je trouve ça si raffraichissant. Pas ou peu de clichés, des intrigues auquelles on prend presque part, émotionnellement en tout cas, et des dialogues bruts, parfois mythiques.



Bon, okay, pas totalement.
Okay, elle n'a pas de "vrai" générique, okay, elle n'est pas belle à en tomber à la renverse, elle est maladroite, elle est un peu dur à suivre par moment, mais bon dieu, juste l'idée de m'allonger dans le lit à côté d'elle est la regarder vivre, m'emplit d'une sensation de bien-être assez jouissive.




Oui, je parle toujours de la série. Exclusivement et totalement de la série.
Je n'ai pas grand-chose de plus à dire sur cette série, parce que je n'ai qu'une seule envie, c'est que vous la regardiez tous, que vous me contactiez et qu'on monte un fan-club, avec un forum et des t-shirt.


Et je plaisante à moitié.


mardi 7 janvier 2014

Matt Smith au pays des tournevis et des noeuds pap' magiques.



Hum.

    Ma première "rencontre" avec Matt Smith fût brève mais intense. J'en parlerais plus tard.

Remontons dans le temps à bord de ce Tardis, attention la marche madame, attention à votre tête monsieur.

2005

  Je m'étais remis à Doctor Who, et avec joie, je pouvais voir des épisodes dans l'ordre, et pas dans le méli-mélo très confus des diffusions américaines qui avaient laissé pas mal de questions irrésolue pour l'esprit pré-pubère que j'avais à l'époque. Et j'aimais mon premier vrai Docteur, Christopher Eccleston. Beaucoup.

Inutile de dire que la nouvelle qu'à la fin de cette même année, mon Docteur se faisais piquer la place par un petit freluquet écossais beau-gosse, me laissa un peu perplexe. J'entretiens une relation spéciale avec cet acteur. Déjà j'aime l'appeler par son petit nom propre complet, David John McDonald, dans l'intimité de nos entretiens torrides ( BroadChurch, Blackpool...)

Plus sérieusement, j'ai eu du mal à accepter son charisme au premier abord, me moquant souvent de sa moue semi "héros stylé" semi "jesuisunfrappadinguesuperintelligentfaitgaffe".


Ouuuh, mais regardez-moi comme je suis stylé.


Mais comme tout vrai fan de la série, j'ai appris à l'aimer, parfois même à l'adorer, même si j'ai un petit peu de retenue sur son jeu d'acteur qui à certain moment manque un peu de relief. Je vais pas me faire beaucoup d'amis avec des déclarations telles que celle-ci, mais que voulez-vous, on peut pas être aimé de tous.



Comme Tennant.



      Bon, comme tout être vivant qui a un tant soit peu suivit la série, j'ai pleuré comme une madeleine en carton quand le 10e (ou le 10/11e, ou le 11e, ou...quelqu'un a une aspirine ?) est parti et a laissé derrière lui un jeunot au menton en béton armé de Gallifrey, fétichiste de noeud pap'. 

Le deviantart de la photographe est fort sympa http://geelola.deviantart.com/


Non, ce n'est pas une prothèse.
    Pour revenir à ce que je disais auparavant, je me souviens la première fois que j'ai vu la tête de Matt Smith.


   Je passais à côté d'un bus, et je vois sur l'une des pubs une promo de la saison 5. Je me dis, ah, tiens, un nouveau docteur.
Il a une tête un peu spéciale non ?

en même-temps,
 j'avais 50% de chance d'erreur
       



Mais j'ai subi l'effet contraire de Tennant au premier abord, jai pensé à ce moment là "C'est le docteur, aucun doute là-dessus".

 Je ne croyais pas si bien dire.





Il est arrivé en fanfare, et quelle fanfare ! Son premier épisode complet reste à ce jour une de mes introductions de docteur préférée. Le onzième docteur (ou le douzième...personne a d'aspirine, vraiment ?) est fou, ça on le savait déjà non ?

Sauf que lui est sur une autre stratosphère. Il court, il bondit, il plaisante, oublie qu'il est magique, mange du poisson pané à la crème anglaise, il se souvient qu'il est magique, il te le rappelle, sauve le monde/univers/compagnon et tout ça en quarante minutes.



Oui je parle de toi. Faire la gueule n'y changera rien, boucle d'or.

   
     Il a, à mes yeux connecté pour de bon Doctor Who avec le reste du monde, par son jeu entrainant, ses mimiques drôles, son engagement certain, et de son charisme grandissant. Et quel charisme ! D'accord, il n'est pas un petit cliché de beauté qu'on aime tous voir exposer leur "talent" dans des films à grand budget.





Il a comme on dit dans le jargon une "gueule".
On a beau avoir des réactions similaire à celles du premier contact avec Benedict Cumberbatch...

Oh...Oh my god, wot' is that ? Kill it ! Kill it with fire !!!!

...On en revient toujours au même point. L'homme a du style. Beaucoup de style. Il respire la coolitude.
Il suinte le swag.

Dans toutes les langues.



Les mimiques, le jeu dans l'espace, les bondissements, les maladresses, les joies, les tristesses, Matt Smith fût comme une toile céleste sur laquelle Moffat, grosse légume de Doctor Who, qui signait le début de son règne en même-temps que Matt (littéralement, sa première ligne de dialogue est écrite par Steven Moffat, alors que le reste de l'épisode était écrit par son prédécesseur, Russel T. Davies).

Prenant la place de Tennant que je trouvais trop cool pour être le docteur, Matt Smith nous a rappelé que le docteur est cool parce qu'il redéfinis le terme. Ce n'est pas son style vestimentaire qui est cool, ses costumes tiennent plus de la garde-robe de papi que de ceux d'un super-héros, ce n'est pas son sérieux qui est cool, il passe plus le temps à rire de ses actes héroïques comme s'il s'agissait de vulgaires farces et attrapes. Non, le docteur de Matt Smith est cool parce qu'il a du panache, du style...et absolument aucun plan sur la durée.

J'ai aimé aussi le retour plus soutenu d'humoir bien noir comme je l'aime, avec ce que je ressens comme étant un retour à un docteur mystérieux comme le 6, 7, 8, et 9.

-[...]Personne ne vous l'a déjà dis ? Il y a quelque chose que vous ne devez jamais mettre dans un piège. Si vous êtes futés, si vous apportez de la valeur à la continuation de votre vie, si vous comptez voir le jour se lever demain, il y a quelque chose que vous ne devriez jamais, au grand jamais mettre au piège
-Et qu'est-ce donc sir ?
-....Moi."




Bref.

Maitre Matt Smith a quitté Doctor Who dans une regeneration qui m'a pincé au coeur le 25 décembre au soir, et je voulais lui faire mes adieux en bonne et dûe forme.
Il va me manquer ce génie-maladroit-fou-emo-ringard, lui et sa petite boite bleue. Je pense que comme tout le monde, on ne se rend vraiment compte à quel point il nous manquent qu'une fois qu'il sont parti.

J'adore cet acteur, et j'ai hâte de le voir dans d'autres productions, notamment How to catch a monster, ou il jouera au côté de Ryan Gosling, dans ce qui s'annonce déjà comme un petit bijou de style.

Bon vent l'homme déguenillé.

Le roi est mort, vive le roi.

Kidneys !


It's Capaldi Time motherf*cker !


Mes excuses pour les non-whovians qui se sont essayés à lire ce charabia.

samedi 17 août 2013

Docteur Qui ?

Salutations à vous, magnifiques individus que vous êtes. Aujourd'hui, je vais vous parler d'une série qui tiens une place conséquente dans mon coeur. Cette série, c'est Doctor f**king Who.



Alors, par où commencer. Par le début je pense. Doctor Who est principalement science-fiction, si l'on veut la classer dans une case, c'est d'ailleurs la série Sci-Fi la plus longue de l'histoire de la télévision. En effet, elle fête ses 50 ans cette année. Pour ceux qui ne connaissent pas la série et qui souhaitent s'y mettre sans que leur cerveau n'explose en voyant le nombre de saisons que comporte celle-ci (et encore, je ne compte pas les Bandes-dessinées, les livres, les aventures audio, etc...), je vais donc m'atteler à un résumé qui vous permettra de commencer à peu-prêt n'importe où dans la série.

Le Docteur, créature énigmatique

Le récit relate les aventures du "Docteur", un extra-terrestre centenaire qui voyage à travers le temps et l'espace dans une cabine téléphonique bleue. Alors vous vous demandez peut-être si vous avez bien lu, ou si je consomme des substances illicites qui me font délirer complètement. Et bien non. Et encore, là je vous fais la version "light". Sachez aussi que l'extraterrestre en question est un Seigneur du Temps, une race vieille comme l'univers qui protègent le temps en l'observant perpétuellement.

Néanmoins, notre Docteur voit le temps d'un autre oeil. C'est pourquoi il vole, en compagnie de sa petite-fille Susan, une Time And Relative Dimension In Space (Temps et Dimensions Relative Dans l'Espace) ou TARDIS comme elle l'a surnommé, vaisseau vivant et en perpétuelle évolution.  A bord de ce vaisseau, il voyage, dans une recherche sans fin d'un événement important, de la moindre planète inexplorée, ou d'un mystère intriguant. Après plusieurs épisodes qui tenaient plus du programme historique, presque scolaire, une véritable mythologie s'est créé autour de ce mystérieux Docteur.
Le TARDIS, moyen de locomotion du Docteur, aux capacités infinies et à l'esthétique étrange.
Ne vous fiez pas aux apparences, elle est beaucoup plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Considérablement.


Le monde a petit à petit appris que les Seigneurs du Temps ont un corps qui peut ressembler à l'extérieur à un humain mais profitent de quelques différences (ou comme dit le Docteur, les humains ressemblent aux Seigneurs du temps, pas l'inverse).

La différence la plus flagrante est la présence de deux cœurs au lieu d'un. Ils ont aussi une résistance accrue à la radioactivité, au vide spatial, et une capacité cognitive presque divine. Mais la différence la plus intéressante est que, quand ils se trouvent proche de la mort, les Seigneurs du Temps se "régénèrent" ce qui consiste à changer totalement d'apparence, de personnalité, tout en gardant ses souvenirs.


En effet, depuis le début de la série en 1963, nous avons eu droit à 11 docteurs.


De gauche à droite, William Hartnell, Patrick Troughton, Jon Pertwee, Tom Baker, Peter Davison, Colin Baker, Sylvester MacCoy, Paul McGann, Christopher Eccleston, David Tennant et Matt Smith, tous dans le même rôle.


On a donc onze version différentes du même personnage, avec plusieurs constantes tout de même, le tournevis sonique, véritable couteau suisse futuriste qui lui permet de faire une multitude de tâche qui vont d'ouvrir une porte à analyser l'environnement, à détruire un système électronique, en passant par la possibilité d'interagir directement au niveau moléculaire avec un objet. Tous les docteurs ont aussi des goûts vestimentaires propres à chaque versions, mais toujours plus excentriques les uns que les autres.

Un tournevis sonique ? Qui regarde un tournevis et se dit "ouuh, il pourrait être un petit peu plus sonique" ?
Jack Harkness, compagnon du docteur

Un jour normal dans la vie du Docteur 

Résumer la série, le format, ou les relations entre les personnages est une tâche quelque peu complexe, je vais donc parler de manière générale pour décrire un épisode "standard". 
L'histoire commence souvent par l'arrivé du Tardis dans une nouvelle époque/planète/lieu. Généralement accompagné d'un(e) ou plusieurs compagnons, le Docteur explore l'endroit et se heurte pratiquement à coup sûr à un événement perturbateur, qu'il cause parfois par son arrivée sans le vouloir, mais qu'il cherche à résoudre à chaque fois. En effet, l'appellation qu'il a choisit, "Docteur" est, pour le citer directement "[...]Comme une promesse faite à sois-même[...]". Les Seigneurs du Temps choisissent, suite à leur rituel d'initiation un "nom" qu'ils portent durant chacune de leur régénérations. Le docteur a comme mission de "guérir" l'univers, il cherche l'entente inter-espèce, et favorise toujours le dialogue avant l'attaque. 


La classe à  l'anglaise

Comme il s'agit d'une série british, le récit et les personnages ont un rôle capital dans chaque épisode, mettant au second plan les effets tape-à-l'oeil et autres explosions Hollywoodiennes. Autant vous prévenir tout de suite, les effets spéciaux, surtout si vous comptez commencer par le tout début, sont bien kitch avec tout ce que ça implique de Latex et autres maquillages alambiqués. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis, tout est extrêmement bien travaillé, avec une imagination et une attention aux détails que l'on sent passionnée et sincère.

Les CyberMen, ennemis iconiques du Docteur,
sont une des représentations la plus concrète de l'évolution perpétuelle du design.
 Regarder Doctor Who

Doctor Who est une série géniale, trépidante, bien écrite, à quelques exceptions près, mais elle souffre d'un de ses points forts. En effet, avec 50 ans d'existence, la liste des épisodes est longue, même si la série a été annulé en 1989, reprise brièvement en 1996 avec un film, et recommencée en 2005 jusqu'à maintenant, ce qui fait moins de saisons que si elle avait été diffusée non-stop depuis 50 ans, mais tout de même assez pour se décourager. (33 saisons et plus de 786 épisodes quand-même)

Ce que je conseille aux novices est de commencer à la reprise de 2005, qui suffit à avoir un point de vue global de l'histoire, même si je ne peux que trop vous conseiller de regarder les vieux épisodes qui valent le détour, non pas visuellement, mais pour mieux cerner la complexité du personnage du Docteur et son univers. Sinon, si vous voulez regarder dans le désordre, c'est possible, je vous conseillerais tout-de même de commencer par une régénération du Docteur, c'est un bon point de départ.

Dans tous les cas, je ne peux que vous conseiller de regarder cette série qui a compris il y a des lustres que le plus important ce n'est pas une plastique de rêve et des situations spectaculaires, c'est aussi quelque chose que l'on oublie bien souvent : le rêve et l'imagination.  









mardi 23 juillet 2013

Utopia

Bien le bonsoir, mes charmants lecteurs, aujourd'hui je vais parler d'une série qui déchire pas mal, j'ai nommé Utopia.



Utopia est une série british de la chaine Channel 4, bien connue pour avoir accueillit les séries Skins et Misfits entre autres. Elle a commencé sa diffusion le 15 janvier 2013, et compte donc une seule saison pour le moment.

The Utopia Experiment est un roman graphique, format courant dans les pays anglophone pour désigner une bande-dessinée de qualité légèrement supérieure à la moyenne. Au début du récit, un seul volume du roman est sorti, et a généré un culte, auquel appartiennent la plupart des personnages principaux.
Certains sont inscrit sur un forum d'échange dédié uniquement au fameux roman, et s'échangent régulièrement des messages à son propos, mais quand l'un d'entre-eux met les mains sur le manuscrit du volume deux qui est totalement inédit, ce qui était un simple hobby se transforme vite en catastrophe.

Un à un, ils se font pourchasser sans relâche par un homme froid et violent à la recherche d'une mystérieuse "Jessica Hyde", et ils se rendent compte que leur bande-dessinée préféré est loin d'être un simple divertissement.

Je m'arrête là pour l'explication de l'histoire, non pas pour vous éviter les spoils, car elle est assez secondaire. En effet, le scénario est excellent, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis, je me suis rendu compte qu'en enlevant cet aspect du récit, le reste tiens encore sur des bases solides. Par exemple, la bande-son à elle seule vaut le détours, tant elle déborde d'inventivité et d'originalité.


Cristobal Tapia de Veer, compositeur de génie, est à l'origine de chaque son de la série. Un régal.



Neil Maskell,
en grande forme dans le rôle du dérangeant
et dangereux antagoniste.
Ensuite, le jeu d'acteur, qui est loin d'être à la ramasse par rapport au reste, avec un casting solide, notamment Neil Maskell, un acteur que j'apprécie beaucoup et qui a joué entre-autre dans "The Football Factory" dont j'ai déjà parlé sur ce blog.
(article ici)





On retrouve aussi Nathan Stewart-Jarret, Curtis dans Misfits, qui arrive enfin à révéler son talent, loin de la sous-exploitation qu'il a subi dans la série sus-cité. Les autres acteurs sont pour la plupart inconnu pour moi, mais n'en sont pas pour autant moins bons, mes deux coups de cœur étant : le personnage Wilson Wilson, qui arrive à être aussi drôle que touchant, et surtout Grant, qui malgré son jeune âge est un acteur au talent qui crève l'écran. Le plus fort avec le personnage c'est qu'en plus, il est extrêmement bien mis en avant et exploité, chose beaucoup trop rare pour un enfant dans une série. Il a ce genre de réaction...comment dire.

Vous savez quand vous regardez un thriller/film d'horreur/film d'action, et que la situation d'un personnage semble assez peu avantageuse. Vous ne vous êtes jamais surpris à hurler à la télé/votre ordinateur "Mais réagit bon-sang, au lieu de rester sur place, tu vas te faire buter !!!"  ? Et bien Grant est le personnage qui brise cette imbécillité presque obligatoire des protagonistes de récits en général, il réagit d'instinct, il a un comportement crédible.

Les acteurs sont impliqués, bien dirigés, mais surtout charismatiques.
En effet, ce qui marque, c'est cette crédibilité générale des situations, malgré la mise en scène qui tient plus du rêve que du thriller haletant, chaque dialogue est un plaisir, mis en avant par une ambiance en béton armé.  




Graphiquement, préparez-vous à en prendre plein les mirettes. On dirait que chaque plan a été peint à la main tant la beauté des couleurs est frappante. Les tons se situent souvent dans des couleurs très vive, mais gardent toujours une cohérence et surtout un univers particulier, si bien que je me suis surpris à mettre pause plusieurs fois, uniquement pour regarder les plans plus en détails. 

Utopia c'est une beauté de chaque instant et des plans travaillé au millimètre près.











Mais ce n'est pas tout, Utopia nous diffuse un monde vivant, ou chaque détail n'est peut-être pas là où nos yeux se poseront en premier, à l'image de la scène d'intro, où un des personnages se fait assassiner brutalement, loin dans l'arrière-plan.
Tout est calculé pour nous mettre dans l'ambiance et faire passer toutes les informations nécessaire à la compréhension du récit.

Gardez les yeux grands ouverts, ou vous passerez à côté de détails importants...













Tous ces moyens mis en oeuvre avec précision et amour de l'art font d'Utopia une série qui doit impérativement être vue au moins une fois. En effet, l'attrait que j'éprouve pour cette série est avant tout une question de goût, parce que le parti-pris me parle vraiment, mais qu'on soit réceptif à celui-ci ou non, toujours est-il qu'il est à un niveau qui dépasse largement la plupart des productions actuelle, aussi réussies soient-elles.

C'est pourquoi je vous conseille vivement de regarder cette série au plus vite, vous ne serez sûrement pas déçus, mais surtout, vous n'en ressortirez pas indemne, et ça, c'est garanti.



 

samedi 9 juin 2012

Luther



Estomaqué.

C'est le terme, qui m'est automatiquement venu à l'esprit après avoir visionné la première saison de Luther. Je suis un féru admirateur d'enquêtes policière depuis le plus jeune âge, dévorant des Sherlock Holmes et autre Arsène Lupin, accroché à leur charisme à travers leurs péripéties remplies de tueurs assoiffés et autre maîtres manipulateurs.

Malgré cette familiarité que j'ai avec ces récits policiers, rien ne m'avait préparé à la grande baffe en pleine poire qu'est le détective John Luther. Je citais Sherlock Holmes et Arsène Lupin auparavant, mais la série partage plus de points commun avec les "films noirs" américains. Des personnages crédibles, imprévisibles, des relations entre personnages traité de manière réaliste, une histoire dure, sombre et sans fioritures, mais surtout, une ambiance magistrale, qui ne laisse aucun répit, et qui achève de kidnapper votre attention durant l'intégralité de la série.

La série commence avec Luther face à un tueur pédophile après lequel il semble avoir couru un long moment. La tension est déjà palpable dés les premières secondes, et elle atteint son paroxysme un instant plus tard quand John laisse le tueur tomber à sa mort certaine, du haut du perchoir où les deux hommes se trouvaient. Elipse temporelle, nous voilà après l'affaire, et Luther est un homme morcelé, hanté par son acte, et seul, depuis que Chloé, sa femme, a refait sa vie avec un autre homme, Mark, joué par le génial Paul McGann, bien connu des geek pour avoir joué le Docteur dans le film Doctor Who de 1996.

Chaque épisode, d'une soixantaine de minutes chacun, traite, à chaque fois, d'une affaire différente, hormis le final de la première saison qui se sépare en deux. Pas d'histoires à rallonge, pas de pirouettes scénaristiques alambiquées, juste une affaire avec un début et une fin bien déterminés, et parfois surprenantes, mais jamais tiré par les cheveux, et c'est rare de nos jours.

Je ne peux pas décrire la série plus que je ne l'ai déjà fait sans vous déposséder de précieux instants de cette série qui a changé ma vision de ce que devrait être une enquête policière à la télé, je ne ferais que vous conseiller fortement de vous plonger dans cette expérience endiablée et viscérale qu'est Luther.

Un trailer à l'image de la série, impeccable et empli d'émotion.

mardi 10 avril 2012

Community


Jeff est un avocat.

Pardon, était un avocat. Jusqu'à ce que l'on se rende compte que sa licence était fausse, et qu'on le force à recommencer la fac. Suite à une tentative de drague sur la belle Britta, il se voit obligé d'inventer un groupe d'étude de l'espagnole de toute pièce, aidé bien malgré lui par Abed, véritable moulin à parole hyperactif. Une fois la supercherie éclaté au grand-jour, il se lie d'amitié avec toute la troupe, et ils finissent par vraiment créer un groupe d'étude.

Alors ce résumé peu sonner un peu cliché, mais justement, il n'en est rien. Pourtant tout pourrait porter à croire que Community est une série banale, mais les jeux de mots sont subtils, les personnages avec des imperfections criantes de vérité, et le décors permet aux scénaristes de se laisser totalement aller.

En effet, la fac, où il est possible de s'inscrire en passant par un guichet de vente à emporter, est ce qu'on appelle au Etats-Unis une "fac communautaire". Le système américain veut que les études soient très coûteuses, à moins de faire appel à ces facs "de seconde zone" où finissent des jeunes et des vieux de tous horizons. Et le résultat est un melting-pot de jeux-de-mots, de gags et de situations ridicules.

Amis rigoleurs, ceci est votre nouvelle série culte. De plus, comme la série est inédite en france, vous pourrez faire partie des premier à contempler cette fiction, qui de plus est facile à suivre, étant donné que chaque épisode ne dure qu'une vingtaine de minutes. N'hésitez plus, et passez un bon moment avec Jeff et toute la clique, vous ne le regretterez pas !






dimanche 11 mars 2012

Fringe


Wouwiou-ou-i-ouuuuuuu.... Alors pour ceux qui n'ont pas reconnu ma tentative de mimer le générique d'une des séries de science-fiction les plus populaire des années 90, il s'agit d'X-files. Alors pourquoi parle-je d'une autre série que celle cité dans le titre ? C'est très simple.

Je fais partie de la génération X-files, qui a suivit plus d'une fois les péripéties de nos célèbres amis David Duchovny et Gillian Anderson, alias Mulder et Scully. Et je trouve qu'on peut trouver pas mal de points communs aux deux fictions, ce qui me fait considérer Fringe comme le fils spirituel d'X-files.

Mais comme ces ressemblances sont subtiles et évidentes pour toutes personnes ayant regardé les deux séries, je me passerais d'explications pour l'instant.

Fringe narre les pérégrinations d'une sous-division du FBI (ça vous rappelle quelque chose ?) appelé la "Fringe division". Dans cette division ils traitent le bizarre, paranormal, ou juste le hors-norme (toujours pas ?).
Olivia Dunham, fraichement recruté par le chef de la Fringe Division, Philip Broyles, est jeté en plein milieux d'une affaire qui la dépasse totalement. Pour résoudre l'affaire à laquelle elle a été assigné, elle a besoin de l'aide d'un scientifique éminent du nom de Walter Bishop. Seul problème, Walter a été déclaré cliniquement fou, et il est assigné à un asile.

Elle se met donc en recherche de son fils, Peter, afin de négocier la sortie de Walter. Elle est loin de se douter que cette affaire n'est que la partie immergée de l'iceberg massif qu'est le monde de Walter, qui en plus d'avoir quelques cases en moins, se bombarde de drogues psychotropes régulièrement.


Fringe est la quatrième série issue, en partie, de l'imaginaire de J.J. Abrams, père, entre-autre, de séries telles que Alias ou encore Lost. Elle a un rythme assez étrange, où il ne semble y avoir aucune notion de dates, ou le surréalisme règne en maître incontesté. Autant vous le dire tout de suite, cela n'empêche pas la série de prendre des longueurs, d'être prévisible, ou encore d'avoir des détails peu crédible. Pourtant, les bons points comme les mauvais font de cette série une valeur sûre, sans aucune prétention. Il est vrai qu'elle vise un public en particulier, à savoir les fans de série de science-fiction décomplexée, mais cela n'empêche pas les néophytes de s'y essayer, la plupart des épisodes se suffisants à eux-mêmes.


En résumé, une série plus que correcte qui compte à ce jour quatre saisons, qui n'attendent que vos adorables mirettes. Alors si vous vous sentez prêts à rêver de paranormal à nouveau, Fringe est le compagnon idéal pour un bon moment de détente.

mardi 8 février 2011

Entourage

"Sa célébrité est leur fortune", un slogan qui résume assez bien la série.

Un jour, Mark Wahlberg, ancien membre de boys-band, et acteur de renom, a l'idée de créer une série. Mais il s'agit d'une série qui, au-delà du fait qu'elle soit une oeuvre de fiction, est inspirée de la vie des stars hollywoodienne en général, plus particulièrement de celle de Mark lui-même.

La série commence alors que Vincent Chase (Adrian Grenier)son frère Johnny "Drama" Chase (Kevin Dillon) et ses amis Eric "E" Murphy et Turtle (Kevin Connolly et Jerry Ferrara) vivent le début du succès du jeune Chase. En effet, Vinnie est une star montante dans la jungle sans pitié d'Hollywood. Il est jeune, il est arrogant, il prend tout à la légère, bref, il est fait pour la célébrité.

Mais même si, contrairement à son frère ainé, il arrive toujours à se faire engager, en partie grâce au talentueux et colérique agent, Ari Gold (Jeremy Piven), son entêtement et son manque de sérieux sont là pour plomber son avenir, ce qui n'a pas l'air de lui faire plus peur que ça... Son "Entourage" l'aidera-t-il à gravir les échelons de la célébrité, ou le poussera-t-il vers le bas ?

Ne cherchez pas le dvd de ce film, il s'agit d'un
des nombreux projets (fictifs) de Vinnie dans la série.



Cette série est vraiment quelque chose. Non seulement elle montre de manière réaliste le monde du show business, mais elle arrive aussi à captiver avec une histoire, et des personnages crédibles et attachants.
Pour les amateurs de caméo en tout genre, la série établit des records, avec au moins une célébrité, dans son propre rôle, ou dans la peau de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres.
Un autre point fort est la bande-son, qui surprend, met dans l'ambiance, et qui est toujours placé et choisie avec brio.

En somme Entourage est une série qui divertit, fait rire, pleurer, et réfléchir. Et je sais pas vous, mais pour moi, c'est les signes d'une bonne série